.:: Le Journal De Tanger  News ::.
Dernières nouvelles :

Rétrospective des Faits marquants en 2017

Rétrospective  des Faits marquants  en 2017

Le 08-01-2018 à 16:20:00

Limogeage de Benkirane, nomination d’El Othmani à la tête du gouvernement, El Malki à la première chambre, hirak du Rif, séisme politique, chute de Chabat, célébrités rappelées à Dieu, ambitieux projets d’infrastructure, victoire inespérée des Lions de l’Atlas, faits divers…
Tour d’horizon des principaux événements qui ont marqué l’année 2017..

Benkirane limogé :
Le 15 mars, coup de tonnerre dans le paysage politique marocain. Six mois après la large victoire de son parti aux élections législatives, le chef du gouvernement et patron de la formation islamo-conservatrice, PJD, Abdelilah Benkirane, est limogé par le Roi. «Partant du souci de Sa Majesté de dépasser la situation d’immobilisme actuelle, Sa Majesté le Roi, que Dieu Le préserve, a décidé de désigner une autre personnalité politique du parti de la Justice et du développement en tant que nouveau Chef du gouvernement», stipulait un communiqué rendu public le 15 mars au soir par le Palais royal.

El Othmani, nouveau chef du gouvernement :
Deux jours après le limogeage de Benkirane, le Roi Mohammed VI reçoit, le vendredi 17 mars, Saad Dine El Othmani, qu’il vient de nommer au poste de chef du gouvernement. L’ancien ministre des Affaires étrangère et numéro 2 du PJD met ainsi fin à trois ans de traversée du désert. Sa nomination a été largement saluée par la classe politique marocaine, y compris par le PJD, dont le Secrétariat général a appelé à «intéragir positivement» avec la décision royale.

Formation du gouvernement :
Contrairement à Abdelilah Benkirane qui aura passé plus de cinq mois dans d’interminables tractations pour former un gouvernement qui ne verra jamais le jour, son successeur Saad Dine El Othmani n’a eu besoin que de 18 jours pour former sa majorité. Le mercredi 5 avril au Palais royal de Rabat, Mohammed VI nomme le nouveau cabinet El Othmani et ses 39 ministres et secrétaires d’Etat. Six partis composent la nouvelle majorité: PJD, RNI, PPS, USFP, MP, UC.

El Malki à la première chambre :
Elu le 16 janvier avec 198 voix sur les 395 sièges que compte la Chambre des députés, Habib El Malki, dont le parti, l’USFP, n’a obtenu que 20 sièges aux législatives de 2016, a réussi la prouesse d’accéder au perchoir sans avoir eu à obtenir un franc aval du parti majoritaire, le PJD. L’ancien ministre socialiste a, en revanche, pu compter sur le soutien d'une large coalition menée par le RNI de Aziz Akhannouch.

Démission surprise d’Ilyas El Omari :
Quelques jours après le discours du Trône au cours duquel le Roi Mohammed VI a particulièrement critiqué les partis politiques marocains et leurs leaders, le secrétaire général du PAM Ilyas El Omari, dont le parti est arrivé deuxième aux législatives de 2016, démissionne contre tout attente. Le 8 août au soir, le Bureau politique du PAM rend public un communiqué dans lequel El Omari annonce sa démission. Mais, six mois après sa démission, ce dernier n’a toujours pas quitté la tête du parti au tracteur.

Istiqlal : Chabat out, Baraka in !:
Depuis sa sortie hasardeuse et anti-diplomatique sur la «marocanité» de la Mauritanie, Hamid Chabat a vécu une longue mais inexorable descente aux enfers. Exclu des tractations gouvernementales, l’ex-maire de Fès restait tout de même attaché à son poste de secrétaire général de l’Istiqlal. Le 7 octobre à Rabat, il fut sèchement battu par le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) Nizar Baraka, petit-fils de Allal El Fassi, à l'élection du secrétaire général du PI.

Séisme politique :
Le 24 octobre, le Roi Mohammed VI décide d’opérer un véritable coup de balai au sein du gouvernement. Suite aux conclusions du rapport présenté par le président de la Cour des comptes, Driss Jettou sur le projet "Al Hoceima, Manarat Al Moutawassit", le souverain limoge quatre ministres en exercice: Mohamed Hassad, Nabil Benabdellah, Houcine El Ouardi et Larbi Ben Cheikh, tout en exprimant son vif mécontentement à l’encontre d’anciens ministres du précédent gouvernement.

PJD : Benkirane out, El Othmani in ! :
Le 26 novembre est un jour que Abdelilah Benkirane n’est pas prêt d’oublier. Les membres du Conseil national du PJD ont décidé de tourner la page Benkirane, en votant contre un amendement qui devait permettre à l’ancien chef du gouvernement de rempiler pour un troisième mandat à la tête de son parti, sonnant sans-doute le glas de la carrière politique de celui qui a fait du PJD la première force politique du pays. Trois semaines plus tard, El Othmani est élu à la tête de la formation islamo-conservatrice.

Janvier : des gares ferroviaires de la nouvelle génération :
Les bâtiments des premières gares de la Ligne du Train à grande vitesse sortent de terre. Ces gares nouvelle génération seront opérationnelles à la mi-2018. De Tanger à Casablanca, en passant par Kénitra et Rabat Agdal, ces investissements vont se traduire par une composante liée à la restructuration urbaine de quartiers mitoyens, avec plus d’attractions et de valorisation de nouveaux pôles articulés autour d’activités attractives.

Février: Le dur réveil d'Al Hoceima :
Des manifestations éclatent à Al Hoceima. La ville a connu des heurts violents entre forces de l’ordre et manifestants, faisant plusieurs blessés. Ces derniers réclament emploi, formation et des infrastructures de base. Le leader du mouvement de contestation «Hirak», Nasser Zefzafi, est arrêté en mai et poursuivi, avec plusieurs autres personnes, notamment pour «atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat, «tentative de sabotage et de pillage»... Son procès a démarré en juillet, sous haute tension, et se poursuit de reports en reports.

Avril: Centrale solaire Noor : fin d'étape :
Le Roi procède au lancement des travaux de réalisation de la centrale Noor Ouarzazate IV. L’ultime étape du plus grand complexe énergétique solaire au monde dont la capacité totale atteindra 582 MW. L’investissement, de près de 750 millions de DH, fait appel à la technologie photovoltaïque. Cette dernière permet de produire de l’énergie électrique directement à partir du rayonnement solaire capté par des cellules semi-conductrices.

Mai : Le WAC, grand champion :
Une grande date pour le Wydad Athletic Club (WAC) qui a remporté à Safi sa 19e coupe du championnat national de football. Face à lui, l’équipe locale de l’Olympique de Safi (OSF) s’est inclinée de 2 buts à un. Une consécration qui coïncide avec les 80 ans de sa fondation.

Juin : Bac, zéro tolérance :
Première session du baccalauréat appliquant la loi anti-triche. L’examen s'est déroulé en mode «zéro tolérance». Quelques jours plus tard, le ministre de l'Education Nationale de l'époque, Mohamed Hassad, annonçait des premiers chiffres: un recul de 60% des cas de fraude par rapport à 2016.

Juin : Le Maroc, berceau de l'humanité :
C'est une découverte exceptionnelle qui fait remonter l'histoire de l'humanité à plus de 300.000 ans. L'annonce, faite le 8 juin dans la revue Nature, déplace ainsi les origines de notre espèce dans la région de Safi, plus précisément à Jebel Irhoud. C'est à cet endroit qu'a été découvert le plus ancien représentant connu de notre espèce, Homo sapiens, par une équipe internationale dirigée par le Pr. Jean-Jacques Hublin de l’Institut Max Planck d’anthropologie évolutionnaire (Leipzig, Allemagne) et du Collège de France, et par le Dr Abdelouahed Ben-Nacer de l’Institut national d’archéologie et du patrimoine (INSAP).

Septembre : LGV: premiers essais à 320 km/h :
Premiers essais à 320 km/h pour le TGV de la Ligne à grande vitesse (LGV) devant relier Tanger à Casablanca. Les infrastructures sont déjà réalisées à plus de 90% et la mise en service est prévue pour juin 2018. Le premier semestre 2018 sera dédié aux tests finaux et à l'homologation de tous les éléments du système.

Octobre : cocaïne gate :
Saisie record de 2,5 tonnes de cocaïne quasi pure d’une valeur de plus de 25 milliards de DH. Le coup de filet, réalisé par le Bureau central d’investigation judiciaire (BCIJ), montre que le Maroc est devenu une «destination privilégiée» pour les cartels de drogues.

Août : la dérive des valeurs
Le Maroc se réveille avec une «gueule de bois» face aux images insoutenables montrant des adolescents agressant sexuellement une jeune fille dans un bus. Une vidéo qui a provoqué la colère et l’indignation des Marocains. Pour beaucoup, la catastrophe du bus de Casablanca n’est pas un incident isolé. Elle est révélatrice de nos faillites les plus retentissantes de notre système d’éducation et de valeurs.

Novembre : le Maroc décroche son ticket pour la Russie
Les Lions de l'Atlas se qualifient avec panache pour la Coupe du monde 2018 qui se tiendra en Russie, 20 ans après leur dernière participation en France en 1998. Ce 11 novembre restera gravé dans les mémoires. Une belle prouesse pour les protégés d'Hervé Renard dans la lignée de leur belle Coupe d'Afrique. Juste après le sifflet final, Renard et son capitaine Benatia reçoivent un coup de fil royal les félicitant pour l'exploit. Le Maroc entier est en liesse.

Célébrités rappelées à Dieu; Photos : DR


18 février : décès de M’hamed Boucetta :
Figure emblématique du parti de l’Istiqlal, M’hamed Boucetta s’est éteint tranquillement dans sa villa du quartier Souissi à Rabat, vendredi 18 février. Il était l’un des derniers doyens du parti de Allal El Fassi à avoir participé à l’histoire du Maroc avant et après l’indépendance. Né en 1925 à Marrakech, il a accompli ses études universitaires à la Sorbonne. Avocat, il est plusieurs fois ministre depuis 1958. À la mort de Allal El Fassi en 1974, M’hamed Boucetta devient secrétaire général du parti de l’Istiqlal. Un poste qu’il occupera jusqu’à sa démission en 1998. Alors que M’hamed Boucetta a choisi de se retirer de la vie politique, Mohammed VI le rappelle pour présider la Commission de la réforme de la Moudawana, une loi qui introduira de grands changements sur le statut de la femme au Maroc.

25 février : décès de Mohamed Hassan El Joundy :
Cet acteur hors pair et grande figure de la scène artistique nationale s’est éteint, dans son domicile, à Marrakech, à l’âge de 78 ans. Célèbre pour sa voix forte et son physique impressionnant, il a marqué plusieurs générations de Marocains par ses rôles réussis dans des pièces radiophoniques, au théâtre, à la télévision et au cinéma. Il réussira également à s’imposer sur la scène artistique internationale, notamment par son rôle central dans le mythique film Arrissala (le message) du grand réalisateur syrien, Mustapha Akkad.

27 juillet : Abdelmjid Dolmy :
Alors qu’il se préparait à aller à la Mecque pour le pèlerinage, l’ancien international marocain Abdelmjid Dolmy est brusquement décédé, chez lui, à Casablanca, ce jeudi 27 juillet, des suites d’un malaise cardiaque. Il était âgé de 64 ans. Surnommé le Maestro, Dolmy fait partie de ces grands joueurs qui se sont illustrés au sein de la légendaire équipe du Maroc lors du mondial du football à Mexico en 1986. Il avait obtenu le «prix du fair-play» décerné par l’UNESCO.

13 août : Abdelkrim Ghellab :
Ce grand journaliste et éminent écrivain marocain est mort, dimanche 13 août au soir à El Jadida, à l’âge de 98 ans. Natif de Fès en 1919, Ghallab était diplômé de l’université Al Qaraouiyine et de l’université du Caire. À la tête du journal Al-Alam pendant plus de cinquante ans jusqu’en 2004, Ghallab était surtout un véritable patriote et militant engagé qui avait lutté pour l’indépendance du Maroc notamment au sein du parti de l’Istiqlal comme secrétaire du comité exécutif. Homme de lettre, il est l’auteur de trois collections de nouvelles et de cinq romans.

19 août : décès de Khaled Mechbal :
Ce grand journaliste, ayant marqué la scène de la presse au Maroc, a rendu l’âme dans son domicile, à Tanger, ce vendredi 19 août, à l’âge de 83 ans. Considéré comme l’un des journalistes pionniers du Maroc, le défunt a fait ses débuts de carrière en Egypte. Il avait ensuite rejoint la radio d’Afrique pendant longtemps avant de diriger brillamment la radio de Tanger de 1984 à 1995) dont il était l’une des voix les plus écoutées, avant d’intégrer le service de production de la télévision marocaine.

Feu Khalid Mechbal avait dirigé le journal régional, « Achamal », considéré comme une référence journalistique dans la région du nord du royaume et qui est distribué au niveau national.

25 octobre : décès de Mohamed Saïd Bounaïlate :
Le décès de ce grand résistant a plongé tout le mouvement nationaliste marocain dans la tristesse et la douleur. Mohamed Ajar Saïd Bounaïlate s’est éteint, mardi 26 octobre, chez lui, à Casablanca. Ont assisté à ces funérailles émouvantes de nombreuses personnalités politiques dont l’ancien chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane.

6 novembre : décès de Jacques Toledano :
Personnalité influente de la communauté juive marocaine, Jacques Toledano s’est éteint lundi 6 novembre 2017 à Paris, des suites d’une crise cardiaque, à l’âge de 81 ans. Né le 8 février 1936 à Meknès, il était Président exécutif et l’un des fondateurs de la Fondation du patrimoine culturel judéo marocain et du Musée du judaïsme de Casablanca.

16 novembre : décès de Abdallah Chaqroun :
Le monde du journalisme et du théâtre a perdu l’une de ses figures les plus éminentes et les plus respectées. Il s’agit de Abdallah Chaqroun, qui a rendu l’âme, chez lui, jeudi 16 novembre, à Casablanca, à l’âge de 91 ans. Natif de Salé en 1926, Abdallah Chaqroun avait intégré l’Institut des hautes études marocaines, avant de rejoindre des études d’arts de la scène à Paris. De retour au Maroc, il avait multiplié les horizons professionnels, travaillant pour la radio nationale, puis pour la télévision, où il a exercé les fonctions de producteur, de réalisateur de programmes, de journaliste, de rédacteur, de présentateur de journal, de chef de services et de divisions, et de directeur.

21 novembre : décès de Abdelhak Kadiri :
Le général de corps d’armée Abdelhak Kadiri s’est éteint, mardi 21 novembre, à l’hôpital militaire de Rabat, à l’âge 82 ans. Le général Kadiri est connu pour avoir longtemps dirigé le service marocain de renseignement extérieur, la DGED (Direction générale des études et de la documentation), de 1983 à 2001. Depuis son départ de la DGED, il a été nommé inspecteur général des FAR. Poste qu’il a gardé jusqu’à son départ à la retraite en 2004. Natif d’El Jadida en 1936, dans une famille adepte de la Zaouïa Kadiria, le général Kadiri est diplômé de la prestigieuse école spéciale militaire, Saint-Cyr, en France dont il fait partie de la promotion Mohammed V..
PH : DR






Partager ceci :
رابط مختصر للمقالة تجده هنا
https://mail.lejournaldetanger.com/news2816.html
التعليقات
Add comment